COMMENT IL EST DEVENU 
MAITREYA

Un exposé fait par un disciple sur la façon dont Maitreya a réalisé qui il est et comment il a décidé par la suite de débuter sa Mission


Nous parlerons d'abord brièvement de l'enfance de Maitreya puis dans la deuxième partie, nous expliquerons plus longuement comment Il devint Maitreya.

Il est né à Téhéran, en Iran, le 8 novembre 1944 (en numérologie, 1944 = 1 + 9 = 10 = 1 + 4 + 4 = 9, la même valeur numérique que 144 000). Téhéran est située dans une région qui se trouve à l'est de Jérusalem et à l'ouest du Tibet. Ceci comble les attentes des Juifs et des Chrétiens qui attendent la venue de Maitreya à l'Est et également les attentes des Hindous et des Bouddhistes qui attendent sa venue à l'Ouest.

Les ancêtres de Maitreya vivaient dans une région au nord de Téhéran appelée Taleghan, une région montagneuse comprenant quatre-vingt villages. C'est une région très accidentée et parfois inaccessible. Tellement inaccessible que les Assassins utilisaient un de ses villages (Alamot) comme forteresse. Le gouvernement n'a jamais réussi à capturer cette place.

Ses grands-pères étaient des chefs religieux. Non seulement étaient-ils les guides religieux de la région mais leur pouvoir s'étendait même au-delà de leur autorité religieuse. Un des grands-pères de Maitreya devait être consulté : sa permission était essentielle pour que tout officier du gouvernement puisse entrer sur le territoire. Ils vivaient tous dans un village nommé Shahrasar. Évidemment, cette autorité diminua jusqu'à disparaître lorsque le gouvernement central devint plus puissant, les gens laissèrent les villages pour les grandes villes et de meilleurs moyens de communication furent mis en place.

Ses parents furent la première génération de la famille à quitter le village pour aller s'installer dans une grande ville comme Téhéran. Son père devint professeur. Puis, après avoir réussi l'examen d'entrée et des études en droit, il devint juge. Juste après la naissance de Maitreya, toutefois, il profita d'une offre du gouvernement pour prendre une retraite anticipée et il commença à pratiquer le droit en tant qu'avocat. Il commença alors à devenir plus prospère. Maitreya était le septième enfant.

Aussi, quelques mois après sa naissance, la seconde guerre mondiale prit fin. Ceci, bien sûr, remplit la prophétie des Bouddhistes qui dit : "Il est prévu que la manifestation de Maitreya surviendra après la guerre". 

La fin de la guerre mondiale offrit de nombreuses opportunités à chacun, incluant son père. Ceci aida la famille à atteindre une situation plus prospère. Le père de Maitreya était un homme profondément honnête et sincère. Il était si bien reconnu pour ces qualités que plusieurs lui demandèrent d'être l'administrateur des biens de leurs enfants, quelquefois d'orphelins. Il ne s'est jamais déclaré religieux mais il avait des sentiments profonds pour Dieu. Maitreya apprit de lui une grande part de force, de persévérance et de pensées élevées.

La mère et le père de Maitreya étaient cousins. Sa mère vivait une vie de reine, passant ses hivers à Téhéran et ses étés au village pour fuir la chaleur de la ville, ayant toujours eu des serviteurs, autant à la ville qu'au village. C'est une femme forte et pure. Elle est bien connue pour ses actes de bénévolat et sa beauté dans tout le Taleghan. Son mari l'aimait tellement qu'il était prêt à tout faire pour elle.

Maitreya est né dans cet environnement. On lui raconta que la nuit de sa naissance il y avait beaucoup d'excitation dans l'air. Il avait un frère et trois sœurs, tous plus vieux que lui (deux enfants étaient morts en bas âge). Ses trois sœurs étaient nées lors du séjour de leur mère au village durant l'été et l'automne. Son frère était né le dernier mois de l'hiver tandis que ses parents habitaient une autre ville, Zanjan.

Au moment de sa naissance, ses parents avaient trois filles et un garçon. Sa mère désirait intensément avoir un autre garçon. Parce qu'elle ne savait pas vraiment quand il naîtrait et que ses expériences passées lui disaient que tous les enfants nés au village étaient des filles, elle décida de ne pas aller au village cet été-là. Elle resta alors dans la chaleur à laquelle elle n'était pas vraiment habituée et endura cet été, en plus de sa grossesse, pour être certaine qu'il ne serait pas une fille !

La nuit de sa naissance, il y avait une ambiance de célébration dans la famille à un point tel qu'une nuit de rassemblement et de contes s'organisa. Tous restèrent éveillés jusqu'à 5 heures du matin lorsque la nouvelle de la naissance d'un garçon leur parvint.

Au moment de sa naissance, ils eurent beaucoup de difficulté à le faire respirer. Il semble qu'il refusait d'entrer dans ce monde. Il est probable qu'il ait tellement souffert dans des vies antérieures qu'il était hésitant à revenir. On réussit finalement à le faire respirer. Ou peut-être que Dieu l'a poussé dans le monde ! Il reçut le nom de Mohammed de ses parents (les Musulmans s'attendent à ce que le nom du Mehdi soit Mohammed !).

Une des histoires de son enfance, que sa mère avait l'habitude de raconter, concerne l'homme qui devait apporter le lait du bébé. Il n'est pas inhabituel qu'une femme utilise du lait de vache comme source supplémentaire de nourriture pour le nouveau-né. Il y avait un laitier qui avait l'habitude d'apporter du lait à la maison tous les jours à bicyclette. Mais lors du premier hiver de la vie de Maitreya, un jour il neigea tellement que tous les moyens de transport furent bloqués dans la ville. Il y avait plusieurs pieds de neige.

Quoique la mère de Maitreya pouvait le nourrir de son lait, ce n'était pas suffisant. Trouver du lait devint une préoccupation. Personne ne pouvait même quitter la maison, tellement il y avait de neige. Les gens devaient creuser des tunnels pour aller quelque part. Sa mère raconte que ce fut le lendemain après-midi que le laitier se montra à la porte, non à bicyclette mais à pied. Gelé et frissonnant, il apportait du lait enfoui dans son manteau ; il avait passé des heures à lutter contre la neige pour apporter le lait. Il se sentait très préoccupé par le fait que l'enfant aurait pu manquer de lait.

Une autre anecdote intéressante concerne les rêves que la mère de Maitreya eut lorsqu'elle était enceinte de lui. Un de ses rêves était celui-ci : On se préparait à souper. Elle disait au père de Maitreya : « Mais le Prophète Mohammed n'est pas encore arrivé pour le souper ». Son père répondait : « Ne t'en fais pas, il sera là bientôt ! ».

Dans un autre rêve, elle se voyait elle-même assise sur un lion. Le lion se levait à l'horizon, comme le soleil. Une voix lui disait : « Le lion que vous chevauchez est votre fils. ». La mère de Maitreya raconta plus tard que lorsqu'elle est allée en Amérique pour visiter son fils, le paysage de ce rêve ressemblait au Nouveau-Mexique.

Maitreya était très près de sa mère. En fait, il était son favori. Le traitement spécial qu’il recevait devint évidemment une source de jalousie pour son frère et ses sœurs. Mais en général ils acceptaient la situation, d’autant plus qu’ils étaient tous plus vieux que lui, sauf pour sa plus jeune sœur (de deux ans son aînée) qui devint aussi très proche de lui. Ils avaient d’autres préoccupations que de rivaliser avec lui (le deuxième enfant de la famille était aussi une fille, de 7 ans son aînée).

La famille passait la plupart des hivers et débuts de printemps à la ville et les étés et débuts d’automne au village. Ce qui établissait un bel équilibre dans la vie de Maitreya. Il devint familier avec la vie citadine sans perdre le contact avec la nature. Le grand-père de Maitreya vivait toujours au village. C’était la figure centrale, la force unificatrice de la famille. Il apportait beaucoup de chaleur, de force et de discipline à toute la famille. Il était respecté et hautement estimé. Quelquefois l’hiver il venait vivre à la ville avec la famille. Lui aussi avait un regard en faveur de Maitreya.

Maitreya avait sept ans lorsqu’il déclara son indépendance. Un jour lorsque sa mère, comme toutes les mères, s’occupait de lui, il lui dit qu’il était maintenant assez vieux pour ne plus être traité comme un enfant. Quoiqu’il ne fût pas un enfant difficile, il était très distant et indépendant.

Par exemple, à l’âge de sept ou huit ans, il refusa de participer à une cérémonie, juste avant le nouvel an, où les gens devaient sauter par-dessus un feu en signe de santé et de prospérité pour la prochaine année. C’était probablement une tradition qui s’était perpétuée depuis l’époque où les Perses étaient zoroastriens. Maitreya déclara que c’était ridicule et ne servait à rien. À partir de ce moment on accepta sa prise de position et on le laissa tranquille.

Ce fut cependant à l’école secondaire et au cours de sa période d’adolescence qu’il atteignit son plus haut développement physique et mental. Jusque là, il demeurait généralement à la maison et dans le petit monde de la famille et de quelques amis. Mais à l’école secondaire (qui commençait au 7e degré), il s’engagea dans les sports (soccer, basket-ball, tennis, ping-pong, ski, etc.). Ce fut aussi au cours de cette période que ses questions et aspirations spirituelles furent les plus frustrantes parce qu’elles ne trouvaient pas de réponses adéquates. Il avait atteint un point où il disait : « Si vous me montrez Dieu, alors je vais L’accepter. Si vous ne pouvez pas me Le montrer, alors je ne peux pas croire en quelque chose que je ne peux voir. ». 

Bien entendu, on ne pouvait lui montrer Dieu ! Dieu était quelque chose, quelque part là haut. Personne n’avait accès à Lui. Ils disaient que c’était une chose très inaccessible. Maitreya avait probablement un esprit très scientifique et il voulait simplement Le voir. 

Lorsqu’il se mit à lire sur l’évolution, il ressentit : « Ah ! Cela a du sens. ». Il y a eu les dinosaures, puis il y a eu les singes et puis les êtres humains. Ils ont évolué de l’un à l’autre pour donner finalement ce que je suis. Cela a donc plus de sens que la religion.

Puis Maitreya découvrit le matérialisme dialectique qui dit en gros ceci : « On ne peut pas croire en ce qu’on ne voit pas. ». Il arriva finalement à la conclusion que tout n’est que nature, seulement de la chance et qu’il n’y a vraisemblablement rien de tel que l’Esprit. Nous existons uniquement par chance. Il n’y a pas de Dieu. Sa conclusion ultime était donc basée sur la théorie de l’évolution et le matérialisme dialectique. Il rejetait Dieu complètement. 

On peut dire qu’il devint un athée et il était confortable avec cela. Il ne repensait pas beaucoup à tout cela. Il était simplement un étudiant, allait à l’école, faisait ses devoirs, passait ses examens et essayait de plaire à ses parents, si possible. Ils lui disaient : « Voici le chemin. Tu obtiens tes diplômes, tu reçois une éducation, puis un emploi, tu te maries et tu as des enfants, et tout cela. Tu deviens donc un membre productif de la société, etc. » Je crois que nous connaissons tous ce scénario. Il est déjà en place pour vous.

Cette tendance s’est poursuivie jusqu’à ce que Maitreya entre au collège et obtienne son diplôme, un baccalauréat en administration des affaires. Au collège, il s’impliqua aussi en gymnastique. Après le collège, il fit deux ans d’entraînement militaire, tout ceci se faisant de façon relativement confortable et douce. C’est un an après être sorti de l’armée que tous les préparatifs furent complétés pour que Maitreya puisse aller parfaire son éducation aux États-Unis.

Il avait terminé son éducation collégiale et obtenu son diplôme de baccalauréat. Il s’en allait aux États-Unis pour faire une maîtrise et un doctorat. Il pensait qu’il y serait seulement pour ses études et qu’il retournerait après cela.

Mais dès son arrivé dans ce pays, il commença de façon incroyable à être entraîné dans des directions qu’il n’avait pas l’intention de prendre. C’est alors que le chapitre le plus important de sa vie commença à se dérouler. Il fut guidé par une Main Puissante vers sa réalisation ultime et la révélation du Plan de Dieu.

Il est à noter que le jour où Maitreya vola vers les États-Unis, c’était très nuageux. Ce fut nuageux durant tout le trajet. Il était déçu parce qu’il voulait voir l’océan et la terre par la fenêtre de l’avion mais les nuages avaient couvert toute la terre, semble-t-il ! 

La première fois qu’il débarqua aux États-Unis, il eut une couple d’expériences spirituelles. Aussi pour la première fois, il expérimentait les difficultés de la vie. Maitreya commença à remarquer de la discrimination, le sentiment d’être un étranger dans une autre culture et tous les problèmes reliés aux concepts du « mien » et du « tien ».

Tous ces événements firent éclater le monde paisible et aimant qu’il avait connu à la maison. Ceci lui ouvrit une nouvelle dimension. Même s’il ne pouvait pas comprendre ce qui arrivait, il sentait que son monde était en train de se défaire et que, grâce à une Main Puissante, sa vie était en processus de changement.

Il était dans une école de Scranton, en Pennsylvanie, mais il perdait son intérêt pour les études. Il comptait encore finir ses études. Mais il voulait plus de temps pour réfléchir à ces nouveaux développements plutôt qu’étudier.

Il commença donc à travailler dans un hôtel en Pennsylvanie. Il y rencontra un homme qui devint son camarade de chambre. Cet homme était une très bonne personne et semblait rempli d’amour. Il avait aussi l’habitude de méditer. Toutefois, la méditation qu’il pratiquait l’amenait à s’installer sous une couverture et à rester là pour un long moment et quelquefois même à s’y endormir. Maitreya ne pouvait pas voir ce qu’il faisait sous sa couverture. Tout ce qu’il lui avait dit c’était qu’il méditait. Maitreya voulait lui parler, mais il s’endormait tout bonnement là. Il pensait : « Ce type est fou. ».

Mais ce camarade de chambre était très heureux. Il était réellement heureux. Lorsqu’il n’était pas sous sa couverture, c’était une personne agréable. Maitreya l’appréciait vraiment et se sentait très intrigué par lui.

Maitreya prit son dictionnaire pour voir le mot méditation. Que veut dire le mot méditation ? Le dictionnaire disait : « penser ». Il se dit : « Je peux faire cela. S’il peut aller sous une couverture, penser et en sortir si gentil et aimant, je peux faire la même chose. ». Maitreya plaça donc une couverture sur sa tête et commença à penser. Au bout de cinq minutes sous la couverture, il se dit : « Il fait chaud ici, je ne peux pas respirer. ». Après dix minutes, il peinait, « Ouf ! Ça devient vraiment étouffant ici. ». Après quinze minutes, il se dit : « Oublions ça, ce gars est fou sans aucun doute. ». Ce fut la fin de cette expérience. Maitreya conclut : « Il est définitivement fou. ».

Cet été-là, environ deux mois plus tard, Maitreya revint à l’université pour suivre quelques cours. Il vivait à la résidence universitaire et mangeait à la cafétéria. C’est là qu’il rencontra ce tout petit homme de l’Inde, nommé Satish, ce qui voulait dire, comme il le découvrit plus tard, « Vérité ». Satish avait tellement d’énergie. C’était une personne très dynamique. Il débordait d’énergie. Maitreya en vint à l’apprécier grandement. Au cours de leurs conversations, Maitreya découvrit qu’il vivait dans la même résidence que lui.

Un jour, Maitreya dit : « Comment se fait-il que tu sois si plein d’énergie ? ». Satish répondit : « Je médite. ». Maitreya pensa : « Oh, oh, un autre de ces toqués. ».Maitreya lui demanda : « Tu veux dire que tu t’installes sous une couverture ? ». Il répondit en riant : « Non, non, pas cette sorte-là. ».Maitreya lui demanda : « Oh, il y a une autre sorte de pensée et de méditation ? ».

Satish se mit à parler de méditation. Il lui parla d’Ananda Marga, une organisation à laquelle il appartenait, etc. Il expliqua brièvement ce qu’était un mantra et ce qu’était vraiment la méditation. Maitreya ne comprenait pas entièrement ce qu’il disait mais cela avait un certain sens pour lui. 

Plus tard, lorsqu’ils se connurent un peu mieux, Maitreya alla à la chambre de Satish qui lui montra une brochure sur les activités d’Ananda Marga. Il expliqua certains aspects de cette organisation et montra à Maitreya leur symbole. Lorsque Maitreya vit le swastika dans le symbole, il lui demanda s’il était un Nazi. Satish lui expliqua alors que le swastika n’est pas ce qu’en a fait Hitler mais que c’est un très ancien signe symbolisant une conscience supérieure. Satish lui exposa aussi une partie de la philosophie de l’organisation et Maitreya fut vraiment intéressé par la méditation à ce moment. Il lui semblait que tous ceux qui méditaient étaient heureux et plein d’énergie. Il voulait apprendre cet art qui rendait les gens si joyeux !

Après une couple de mois, Satish dit à Maitreya qu’un instructeur d’Ananda Marga, appelé un acharya, venait faire une conférence sur le campus. Un acharya est une personne qui a dédié sa vie à la méditation et à son enseignement. Cet instructeur venait des Philippines.

Maitreya était aux États-Unis depuis environ deux ans à ce moment-là et il avait encore beaucoup de difficulté à comprendre l’anglais et l’accent américain. Il avait appris l’anglais avec l’accent britannique. Sur son chemin vers les États-Unis, il s’était arrêté à Londres. Il lui était alors très facile de comprendre la télévision. Il pouvait sans doute comprendre entre 60 % et 70 % de leur accent anglais.

Il vint alors à New York. Ils disaient (avec un accent new-yorkais) : « Comment allez-vous ? ». Maitreya répondait : « Quoi ? ». Ils le déstabilisaient totalement. C’était un monde complètement différent. Il ne pouvait comprendre que 10 % à 15 % de ce qu’ils disaient. 

Voyez-vous, lorsque vous êtes à l’université, vous travaillez plus dans les livres qu’avec les personnes. Vous n’êtes pas tellement en contact avec les gens. Vous êtes assis avec les professeurs et les professeurs emploient un haut niveau de langage technique en anglais propre à votre champ d’étude et vous lisez des livres, etc. Vous n’êtes donc pas beaucoup en contact avec les gens dans la vie de tous les jours. Vous comprenez les professeurs mais vous ne connaissez pas vraiment la langue. Vous devez vraiment vivre avec les gens pour commencer à apprendre une langue.

Quoi qu’il en soit, après deux ans, Maitreya ne comprenait pas encore très bien l’anglais. Alors arriva ce Philippin qui avait un accent philippin. Avez-vous déjà entendu un Philippin parler anglais ? Cela peut être très difficile à comprendre. Même les Américains peuvent avoir des problèmes à comprendre un Philippin avec cet accent. 

Alors Maitreya ne comprenait pas un mot de ce qu’il disait [Rires]. La seule chose que Maitreya comprenait était que celui-ce se disait disponible pour une consultation et que si vous aviez des questions, vous pouviez aller le voir et parler avec lui. L’instructeur entra alors dans la pièce.

Maitreya dit à Satish : « J’ai une ou deux questions. ». Satish lui dit de retirer ses chaussures, d’entrer dans la pièce où se tenait l’acharya et de dire « Namaskar » (ce qui est un salut indien), de s’asseoir les jambes croisés devant lui et de poser ses questions. Maitreya dit : « Bon, c’est ce que je vais faire. ». 

Maitreya entra alors dans la pièce et dit : « Namaskar ».Puis il s’assit devant lui. Mais les yeux de l’acharya étaient fermés, il était en méditation. Maitreya demeura silencieux attendant qu’il ouvre les yeux pour poser ses questions. L’acharya était dans un tel état de paix, son visage rayonnant, que Maitreya se sentit complètement attiré par cette Paix. 

Les yeux encore fermés, l’acharya commença à parler. Il initiait Maitreya. L’instructeur lui enseigna le processus de la méditation et donna un mantra à Maitreya ainsi que sa signification. Il dit : « Vous méditez à l’aide de ce mantra. C’est votre mantra. Allez méditer. ». Maitreya n’avait jamais eu une seule chance de poser ses questions ! Il ouvrit les yeux, écrivit le mantra de Maitreya sur un bout de papier et lui dit d’aller méditer. Il dit également à Maitreya de méditer deux fois par jour. 

Maitreya n’était pas venu à la conférence pour être initié. Il ne savait même pas ce qu’était une initiation ou ce que cela signifiait. Il n’avait jamais entendu parler d’un gourou ou de tout autre philosophie orientale. Mais ce fut tout de même une bonne poussée !

Maitreya retourna à sa chambre. L’instructeur lui avait dit comment méditer, « Fermez les yeux » et autres choses semblables. Il monta donc méditer. Il commença à utiliser le mantra et à penser à sa signification...

Il se produisit alors quelque chose de merveilleux. Ce fut l’une de ses meilleures méditations. Il sentit que la Lumière sortait de sa tête et de son corps. Il ouvrit les yeux et tout était Lumière. Il descendit l’escalier, attrapant les gens : « Hé ! Pouvez-vous voir Dieu ? ». Évidemment, personne ne savait de quoi il parlait. Ceci se produisit le 15 août 1974.

Le semestre d’automne allait commencer en septembre. Maitreya pensait déménager de la résidence universitaire. Une personne de Californie venait rejoindre Satish pour démarrer un Centre Ananda Marga à Scranton. Ils voulaient trouver un endroit ensemble et ouvrir un Centre. Maitreya voulait aussi quitter et probablement trouver une grande maison à partager avec d’autres étudiants. Aussi cherchait-il une maison. 

En fait, au début, il devait déménager avec Satish et l’autre personne. Mais peut-être conclurent-ils que Maitreya n’était pas prêt à vivre au Centre avec eux. Satish méditait depuis quinze ans et l’autre personne depuis six ans. Pour eux, Maitreya n’était qu’un enfant dans leurs jambes. Ils ne voulaient pas vivre avec lui. Ils décidèrent donc de chercher une maison de leur côté. 

Maitreya aussi cherchait une maison. Il regardait un peu aux alentours pour voir s’il y avait quelque chose à louer. Il ne trouvait rien. Il vit alors une dame qui marchait sur le trottoir et il lui demanda : « Savez-vous s’il y a une maison à louer dans les environs ? ».Elle répondit : « Oui, il y en a une là. Elle est vide depuis des années. Je ne sais pas si les propriétaires veulent la louer mais ils pourraient. Allez le leur demander. ». Elle montra à Maitreya où se trouvait la maison.

Maitreya y alla, frappa à la porte et demanda à la personne sur place : « J’ai entendu dire que cette maison est vide. Voudriez-vous la louer ? ».La personne dit : « En effet, elle est vide depuis longtemps. Nous y pensions mais laissez-moi réfléchir. Que faites-vous dans la vie ? ». Maitreya dit : « Je suis étudiant. Je vais à l’université. Je pourrais trouver quelques autres étudiants avec lesquels je vais à l’université. Je n’ai pas été capable de louer une habitation. »

Il dit : « OK, je vais vous la louer. ». Maitreya répondit : « OK, puis-je voir la maison ? ». Il dit : « C’est une maison de neuf pièces. Elle a un sous-sol. Et le chauffage central. ». Maitreya alla la voir en pensant : « Oh, ce sera cinq ou six cents dollars pour une maison de neuf pièces. ». Il demanda : « Combien voulez-vous pour la maison ? ». L’homme répondit : « Soixante-quinze dollars par mois. ». [Rires]

Maitreya dit : « OK, très bien. » Il n’avait évidemment aucune objection à un montant de 75 $ par mois pour neuf pièces. Il dit : « OK, je vais la louer. ».

Maitreya revint à sa chambre, dans la résidence étudiante. Tandis qu’il méditait dans la soirée, quelqu’un frappa à la porte. C’était Satish et son ami. Ils avaient un problème avec leur propriétaire. Leur propriétaire ne voulait pas qu’ils démarrent un Centre dans sa maison. Il ne voulait pas qu’ils y amènent des gens pour méditer et pour toutes les choses qui font partie d’un Centre. Ils étaient donc incapables de démarrer un Centre à Scranton. 

Maitreya leur parla alors de la maison qu’il avait trouvée. Satish suggéra qu’ils prennent tous cette maison pour en faire un Centre. Maitreya lui dit : « Mais vous ne vouliez pas vivre avec moi. ». Satish répondit : « Je n’ai plus le choix maintenant. Nous avons cherché un autre endroit à louer mais n’avons pu en trouver aucun. Il semble ne plus y avoir aucune maison à louer à Scranton. ».Maitreya accepta de partager la maison avec eux. 

Ils la louèrent donc et les trois commencèrent à habiter ensemble. Bien entendu, ils allèrent d’abord voir le propriétaire pour lui expliquer ce qu’ils comptaient faire, qu’ils auraient des gens qui viendraient méditer. Le propriétaire et sa femme étaient des gens merveilleux. C’était correct, aucun problème. En fait, tout juste de l’autre côté de la rue, il y avait une grande maison où habitaient six ou sept religieuses. Il y avait donc une très belle et très forte énergie à cet endroit.

Maitreya commença à vivre avec Satish et l’autre personne. Il était maintenant parmi ces gens qui méditaient depuis des années. Ils commencèrent à parler des enseignements de Baba. Baba était leur guide spirituel. Ils se levaient à 4 h 30 et allaient prendre une marche.

À Scranton, un lac domine la ville. C’est un lac artificiel qui sert de réservoir pour la ville. La marche autour du lac prenait environ une heure. Ils allaient là, marchaient une demi-heure, s’assoyaient pour méditer pour une trentaine de minutes ou une heure et revenaient pour une autre demi-heure. C’était leur rituel quotidien depuis six ou neuf mois. 

Maitreya se trouvait dans un environnement très intense avec ces personnes. Il faisait de très profondes méditations, du yoga et des études ; il allait aussi à l’université avec eux. Il avait de longues discussions avec Satish et les autres. Il commençait à comprendre ce que le Gourou voulait dire et qui était ce Gourou, etc. De plus, il aimait beaucoup parler de ces philosophies. Ils avaient donc créé un environnement très agréable dans cet endroit. Cet environnement changeait complètement sa façon de vivre et son point de vue sur les réalités de la vie. Il s’éveillait à une réalité jusque là inconnue de lui.

Il termina son MBA ce printemps-là et il fut accepté par trois universités pour poursuivre son doctorat dans le domaine des affaires. Il choisit l’Université d’état du Mississippi parce qu’on l’acceptait sans condition. Les autres universités étaient Penn State en Pennsylvanie et Temple. S’il était resté en Pennsylvanie, il se serait retrouvé à peu près dans la même situation. 

En allant au Mississippi, cependant, Maitreya était forcé de changer complètement son environnement en s’éloignant du soutien et de l’amitié de gens comme lui. Il comprit ce changement plus tard et se rendit compte qu’il n’y avait personne de la même organisation au Mississippi. Et parce qu’il vivait dans un environnement spirituel en Pennsylvanie, il n’aimait pas s’associer avec des gens qui ne méditaient pas et qui menaient la vie habituelle. Il ne pouvait s’entendre avec des gens qui buvaient, fumaient, étaient vulgaire et autres. 

Au Mississippi c’était vraiment difficile pour Maitreya. Soudainement, il était sorti de cet environnement sécuritaire, pour se retrouver dans un endroit où il ne comprenait même plus la langue encore une fois [Rires]. Durant le premier semestre, il était passablement seul. Il y avait peu d’étudiants au niveau du doctorat en administration des affaires et il n’avait pas beaucoup de contact social. Alors il fut très isolé et passa presque tout son temps seul. Bien, ce fut vraiment par Sa Grâce.

L’horaire de Maitreya se résumait à aller à l’université, manger, dormir, lire ses livres de cours, lire les livres de Baba (son guide spirituel, Baba est son surnom affectueux) et méditer. Il avait donc beaucoup plus de temps pour lire les livres de Baba et se familiariser avec ses enseignements au lieu d’écouter les autres parler de lui et de sa philosophie. Maitreya n’était donc plus influencé par les autres, il avait une relation directe avec lui. Il fut dans cette situation environ cinq mois, complètement enveloppé dans la méditation et l’étude.

Au semestre suivant, il ressentit le besoin de rendre service. Il avait un grand désir de répandre la connaissance qu’il avait acquise de son guide spirituel. Il décida d’ouvrir une classe de yoga. Il voulait aussi trouver des gens qui s’intéressaient à la spiritualité et se faire quelques amis. 

Maitreya alla donc rencontrer la personne qui s’occupait des programmes à l’Association étudiante. Celle-ci se montra très intéressée et offrit même de le payer 2,00 $ de l’heure pour son enseignement. Mais Maitreya refusa l’agent parce qu’il voulait le faire comme un service. Il demanda plutôt que l’on s’occupe de la publicité de la classe parce qu’il avait un horaire chargé. 

Maitreya pensait que peut-être cinq ou six personnes viendraient et qu’ils auraient du plaisir. S’il en restait seulement deux à la fin, ce serait bien, car il pourrait avoir quand même deux amis avec qui il pourrait discuter de choses dont il aimait parler, comme de Dieu, de la méditation, etc.

De toutes façons, la classe fut annoncée et elle démarra. Le numéro de la pièce fut divulgué et l’heure établie. Ce devait être de 19 h 30 à 21 h 00 les lundis, dans une pièce pouvant contenir 20 à 25 personnes. 

Le premier jour de classe, Maitreya monta l’escalier de l’Association et vit un grand nombre de personnes qui se trouvaient là. Il se dit : « Je dois avoir la mauvaise salle. ». La pièce en question était déjà remplie. Il redescendit et alla vérifier le numéro au comptoir ; c’était la bonne salle. Maitreya retourna en haut pour voir ; il y avait 50-60-70-80 personnes attendant le début de la classe [Rires]. C’était rempli. Toutes les chaises étaient occupées, d’autres étaient assis par terre et plusieurs étaient debout le long des murs et il en arrivait encore. 

Maitreya pensa : « Vous me faites marcher ? Je ne peux pas parler de yoga en avant de 80 personnes, en anglais [Rires]. Je ne parle même pas bien l’anglais encore. Quatre-vingt personnes ! ». Il paniqua et courut en bas de l’escalier. [Rires]. 

Maitreya s’assit sur une chaise et se dit : « Je ne pourrai pas le faire. ». Il ferma les yeux. Il commença à méditer. Mais il se disait : « Quelqu’un doit le faire. Tu as déjà dit à ces gens qu’il y aurait une classe de yoga. ». Il se dit : « Eh bien ! Seigneur, Vous allez devoir le faire pour moi. ».

Comme un instrument, Maitreya retourna en haut et se rendit dans la classe. Il ferma la porte et commença à parler sur la méditation et le yoga. Ce fut une formidable expérience ! Tout devint Lumière. La classe en entier était hors de ce monde. Il était rempli de joie et de paix. Tous ne formaient qu’un. Alors il se sentit vraiment bien, en pleine forme, sensationnel. Maitreya dit que ce fut une expérience tellement incroyable de voir que la classe entière était hors de ce monde. Ils faisaient un, les quatre-vingts personnes avec lui, tous ne formaient qu’un. Il flottait, tellement relaxé, tellement heureux et tout paraissait plus brillant et plus beau. Son anglais était correct. Il raffolait de la sensation. Maitreya sut alors qu’il continuerait à enseigner. 

Il divisa la classe en deux groupes de 40 membres environ, une classe les lundis et une les mercredis. À mesure que le semestre avançait, ces quatre heures d’enseignement étaient les plus profondes et les plus heureuses de la semaine. Il avait l’habitude de préparer un agenda sur ce dont il voulait parler. Par exemple, « Cette semaine nous allons couvrir ceci, ceci et ceci. ». Mais il se rendait en classe et ne parlait d’aucun de ces sujets [Rires]. Des sujets complètement différents surgissaient. Ils se mettaient en méditation et soudainement quelque chose d’incroyable se produisait et chacun était ébahi de la subtilité des choses qui étaient discutées. 

Après deux mois, Maitreya invita un instructeur de l’organisation Ananda Marga d’Atlanta, en Georgie, à venir initier ceux qui désiraient devenir membre. Treize personnes furent initiées, un nombre plutôt élevé pour une classe ouverte seulement depuis deux mois. Habituellement, une classe démarrait avec quinze ou seize personnes et une ou deux seulement étaient initiées. Aussi, lorsque treize personnes furent initiées, la nouvelle se répandit dans toute l’organisation Ananda Marga que Muhammed, qui était en Pennsylvanie et qui était venu au Mississippi, après avoir ouvert une classe depuis deux ou trois mois, avait permis à treize personnes d’être initié. Maitreya devint donc très renommé dans toute l’organisation Ananda Marga. Plusieurs personnes de l’organisation le connaissaient, qui il était, ce qu’il faisait, etc.

Maitreya demanda alors à devenir un volontaire à temps plein, c’est-à-dire une personne qui suit un entraînement de six mois pour ensuite travailler à temps plein pour l’organisation pour une période d’un an. Il demanda que l’on affecte l’un d’entre eux au Mississippi pour l’aider à y établir un Centre.

Le semestre se termina et Maitreya dit que ce fut l’une des plus extraordinaires périodes de sa vie. Il était dans un état d’élévation divine presque tout le temps, « C’était une sensation incroyable ! ». Au cours de l’été, il décida d’aller visiter ses parents et sa famille en Iran, après trois ans d’absence. Toutefois, une fois rendu là-bas, il se sentit comme un étranger dans son propre pays. Tout lui semblait différent. Évidemment, Maitreya était un yogi désormais. Il commença à leur parler de yoga et à leur enseigner ces choses mais ils ne pouvaient pas le comprendre. 

Maitreya sentait qu’il n’appartenait plus à ce monde. Il avait hâte de retourner à son enseignement et à ses amis spirituels, ce qu’il fit. Il se disait : « Je ne suis plus à ma place ici. Ils ne sont plus ma famille, je ne peux plus entretenir de rapports avec eux. Ils sont ailleurs, dans une conscience différente. » Tout ce qu’il voulait c’était de retourner à l’organisation Ananda Marga et à ses amis, des gens plus spirituels, des gens avec lesquels il se sentait confortable, qui méditaient et parlaient de Dieu. 

Maitreya revint donc aux États-Unis pour poursuivre son éducation. À ce moment là, Ananda Marga avait bien sûr envoyé un travailleur à temps plein pour l’aider car il n’avait plus assez de temps. Il avait ses cours et d’autres occupations semblables, aussi ne pouvait-il s’occuper de treize personnes. 

Avant que tout ceci arrive, parmi les gens qui avaient commencé à venir à ses cours, il y avait un groupe de hippies dans sa classe qui venaient étudier avec lui. Ils vinrent trouver Maitreya et lui dirent qu’ils voulaient qu’il vienne vivre avec eux et devienne leur guide spirituel [Rires]. La première chose qu’il leur demanda fut : « Il n’y a pas de sexe libre, n’est-ce pas ? ». Ils dirent : « Quoi ? Vous ne pouvez pas nous faire cela. » [Rires]. Ils offrirent à Maitreya d’avoir n’importe qui il voudrait aussi longtemps qu’il les laisserait vivre à leur façon. Maitreya dit : « Non, les choses ne fonctionnent pas comme cela. ». Alors, ils s’en allèrent.

Cette année-là, il y avait une retraite d’une semaine à l’organisation Ananda Marga du Kansas. C’est la coutume pour les gens de l’organisation de demander un nom spirituel sanscrit. Maitreya faisait partie de l’organisation Ananda Marga probablement depuis deux ans à ce moment-là et il n’avait jamais ressenti le besoin d’avoir un nom spirituel. Il n’en avait nul désir mais au cours de la retraite, il décida d’en demander un à son acharya. 

Cependant, cet acharya était une personne très occupée parce qu’il était le coordonnateur international de l’organisation. Il plaça donc le nom de Maitreya sur la liste de ceux qui lui avaient demandé un nom et il lui dit qu’il était trop occupé en ce moment mais qu’il lui en enverrait un. Maitreya dit qu’il était d’accord et qu’il attendrait. 

Évidemment, la plupart des gens qui demandent un nom spirituel le reçoivent sur le champ. Ils avaient des noms comme Ishivara, Krishna ou Shivamurtti et tous ces grands noms. À la fin de la retraite, il retourna à la maison. Maitreya attendit un mois, deux mois mais le nom n’arrivait pas. 

Maitreya avait été tellement inspiré lors de la retraite qu’il décida d’aller à un centre d’entraînement à Denver et de devenir un volontaire à temps plein. Il semblait de plus en plus attiré par le monde spirituel plutôt que par le monde matériel. Cependant, lorsqu’il retourna au Mississippi, les choses commencèrent à aller mal. 

Tout d’abord, il allait devoir quitter l’université. Deuxièmement, après avoir décidé qu’il le ferait de toute façon, il lui sembla impossible de quitter la ville. Maitreya mit toutes ses affaires dans sa voiture, prêt à partir mais la voiture ne voulait pas démarrer. Après une couple de jours, il décida : « Bien, je ne vais pas partir », et quelques heures après, la voiture démarrait sans aucun problème. 

Le jour suivant, il décida à nouveau de partir, pensant qu’il devenait superstitieux. Il amena donc sa voiture à l’arrière de la maison pour y placer sa valise et ses autres affaires et commença à rouler. Mais il pleuvait et la cour qui était très boueuse devint un véritable bourbier dans lequel la voiture resta coincée. Il fut incapable de quitter la maison. 

Quelques jours plus tard, Maitreya décida encore une fois de partir. Il sortit pour s’apercevoir que sa voiture était tombée dans un fossé sur le côté de la maison ! Il conclut que c’était des signes qui lui disaient de ne pas partir. Il envoya donc une lettre au centre d’entraînement décrivant la situation et leur disant qu’il ne viendrait pas.

Maitreya n’avait toujours pas reçu son nom spirituel, il écrivit donc pour le demander à nouveau. À peu près une semaine plus tard, on organisa une retraite pour les groupes du Mississippi. Il y avait un instructeur, un acharya d’Atlanta en Georgie qui avait l’habitude de faire le tour des centres Ananda Marga tous les trois mois. Il était en charge de la Georgie, de l’Alabama, du Mississippi et de la Louisiane. Il voyageait entre ces états. Maitreya le connaissait donc déjà. Son nom était Rudranath. On l’invita au Mississippi pour cette retraite. 

Rudranath arriva et parce que Maitreya le connaissait et qu’il était très à l’aise avec lui, il lui mentionna, à son arrivée à la retraite, qu’il avait demandé au coordonnateur international de lui donner un nom mais qu’il ne l’avait pas encore reçu. Deux mois avaient donc passé sans que le nom n’ait été envoyé ; Maitreya demanda alors à Rudranath : « Peux-tu procéder et me donner un nom ? » Rudranath répondit : « OK, laisse-moi y penser. ». Et plus tard il lui dit : « Je vais le faire, je vais te donner un nom. ». 

On était mercredi. Le mercredi passa, le jeudi passa ; le vendredi, ils se rendirent au lieu de la retraite au cours de la soirée, rien. La retraite commençait ce soir-là. Maitreya dit qu’il était fort ennuyé qu’il ne lui ait pas encore donné son nom, « Cela fait trois jours. Que fait-il ? Allons ! » 

Maitreya partit donc très tôt le matin de ce samedi (fait intéressant, c’était le jour du Sabbat !), aussitôt levé. Il se hâta d’aller à la chambre de Rudranath pour lui demander : « Quel est mon nom ? Vas-tu me donner mon nom ou quoi ? » Rudranath répondit : « OK, ton nom est Maitreya ». Maitreya ne pouvait même pas le prononcer correctement, alors Rudranath l’écrivit sur un bout de papier.

Maitreya demanda : « Qu’est-ce que ça signifie ? Que signifie le nom Maitreya ? ». Il répondit : « Il signifie Le Compatissant. ». Maitreya dit : « OK », et il partit se disant en lui-même, « OK, mon nom est Maitreya, c’est mon nom spirituel. »

Maitreya ne savait pas ce que le mot compatissant voulait dire, il le chercha dans le dictionnaire. On y lisait que compatissant signifie avoir de la compassion, de la miséricorde, toutes ces choses. Ça ne lui semblait pas très bon [Rires]. Il ne l’aimait vraiment pas beaucoup. 

Les autres avaient des noms comme Shivamurtti, qui voulait dire « statue de Shiva » ou Ishvara Dave, « le contrôleur de l’Univers » et d’autres semblables. Ils semblaient tous merveilleux à être ou à devenir. Mais Maitreya, le compatissant, ne semblait pas très intéressant.

En fait, une semaine après, Maitreya devait aller à Memphis, Tennessee. Il avait des choses à faire là-bas. Il partit donc pour Memphis et son guide spirituel, Rudranath, se trouvait là. Maitreya lui dit : « Je veux te parler, je n’aime pas ce nom. Je voudrais que tu le changes. ». Rudranath lui dit : « Non, je ne peux pas, c’est ton nom. Je te l’ai donné et tu devras le garder. ». Maitreya dit : « Non, je ne le veux pas. ». Rudranath répondit : « C’est ça. Si tu ne le veux pas, ne l’utilise pas. Mais c’est ce que je t’ai donné et il va demeurer avec toi. ». Maitreya dit que maintenant, lorsqu’il repense à cela, il est étonné de voir comment il avait pu être si engagé dans une histoire de nom, mais bien sûr, il y a une raison pour toute chose.

Quelques semaines plus tard, Maitreya reçu une lettre de l’autre instructeur qui lui donnait le nom de Vigi Kumar. Vigi signifie « jeune ». Kumar signifie « prince ». Vigi Kumar veut donc dire « le jeune prince ». Maitreya dit : « Wow ! Celui-là semble pas mal mieux [Rires]. Je vais utiliser le nom de Vigi Kumar au lieu de Maitreya. ». Il utilisait donc les deux noms et disait aux gens qu’il préférait Vigi Kumar, mais sans exception tous lui disaient qu’il devrait plutôt accepter le nom de Maitreya plutôt que Vigi Kumar, parce qu’être compatissant est une plus grande vertu que de penser que l’on est un jeune prince. 

Ceci se passait au semestre du printemps. Maitreya terminait ses cours en juin et, en juillet, il n’y avait aucun cours d’été qu’il pouvait prendre. Ananda Marga avait des centres à Denver, Colorado. Ils avaient un commerce appelé Lotus d’or. On y faisait des shampooings et d’autres produits. C’était un très bon shampooing, il est peut-être encore sur le marché. Ils avaient des problèmes avec leur commerce et cherchaient quelqu’un, un bon gestionnaire, pour étudier leur commerce et suggérer des recommandations. Puisque Maitreya ne pouvait pas prendre les deux cours qui lui manquaient cet été-là, il avait une bonne partie de l’été inoccupée.

Maitreya leur écrivit donc : « Je suis un diplômé en gestion des affaires, voulez-vous que je vienne vous aider à résoudre ce problème ? ». Il reçut un appel disant : « Oui, venez. Vous pouvez rester ici avec nous et voir ce qu’il faut faire. ». 

Maitreya alla à Denver et il fut décidé qu’il étudierait la compagnie et qu’il mettrait en place un système de comptabilité des coûts, quelques graphiques d’évolution et qu’il ferait un rapport général de la situation. Dès le début, il sentit une certaine résistance de la part de quelques personnes. Celles-ci se sentaient menacées par sa présence et ses questions sur les différentes phases de l’affaire. Toutefois, il fit de son mieux et produisit un rapport au président et coordonnateur international.

Pendant qu’il faisait cela, les gens continuaient de lui demander quel était son nom spirituel. Il leur expliquait : « J’ai deux noms : Maitreya et Vigi Kumar. ». Tous, sans exception, lui disaient : « Conserve le nom de Maitreya. ». Il leur expliquait qu’il ne savait lequel utiliser, Maitreya ou Vigi Kumar, et tous lui disaient : « Conserve le nom Maitreya, conserve le nom Maitreya, conserve le nom Maitreya. ». C’était comme un martèlement en lui : « Conserve le nom Maitreya, conserve le nom Maitreya, conserve le nom Maitreya. » 

Finalement, après deux mois, il décida de conserver le nom de Maitreya plutôt que celui de Vigi Kumar. Son nom spirituel fut donc arrêté comme étant Maitreya.

Au même moment, il arriva au bout de ses sous. Il demanda alors aux gens d’Ananda Marga s’ils avaient besoin de lui plus longtemps. Ils dirent : « Oui, nous voulons que tu restes ici. ». Ils décidèrent donc qu’il continuerait sa tâche. 

Il leur dit qu’il resterait pour le prochain semestre, qu’il n’était pas obligé de prendre de cours et qu’il ne prendrait pas les deux cours qui lui manquaient à l’automne mais plutôt au printemps. « Je vais venir rester avec vous. »

Cependant, il était de plus en plus déçu de la façon dont les choses se passaient et de l’administration en général. Il se rendit compte d’une déviation par rapport à l’idéologie de son Gourou et de la façon dont les choses étaient menées. Il y avait aussi dans cette organisation des rumeurs sur une foule de choses. Il commençait à avoir une sorte de mauvais sentiment, différent de ce qu’il avait connu à propos de toute l’affaire. 

Aussi, plus tard, il apprit que ses recommandations étaient rejetées. Non qu’il fût attaché à ces recommandations mais elles étaient bonnes, c’était de bonnes recommandations. Elles étaient raisonnables et s’appuyaient sur les études qu’il avait faites. Mais ils ne voulaient pas les appliquer. Ce fut un autre désagrément pour lui. Mais ce n’était pas vraiment cela. Plusieurs choses se mirent à aller mal. Il se sentait un peu déconnecté. C’était comme si une fois son nom, Maitreya, bien établi, sa relation avec le centre Ananda Marga commençait à s’effriter !

Maitreya quitta donc pour revenir au Mississippi ; il alla à sa boîte postale. Il y trouva, après deux mois d’absence, une seule lettre, laquelle était du doyen de l’école d’administration, « Venez me voir le plus tôt possible. ». Ce qu’il fit le matin suivant, « Voilà, je suis là. ». 

Le doyen lui dit : « Nous avons une bourse d’études pour vous. Vous recevrez 250 $ par mois. La seule chose que vous avez à faire est de travailler avec un des professeurs dix heures par semaine. Vous n’aurez pas non plus à payer de frais d’inscription. Vos frais d’inscription sont abolis. ». 

Il se sentait maintenant un peu déconnecté du groupe Ananda Marga. Son problème d’argent serait résolu avec cette bourse. Tout lui disait : « Tu n’as pas besoin de partir, tu peux rester et continuer tes études. ». 

Maitreya dit au doyen qu’il devait y penser. Celui-ci dit : « Bien. Venez me voir dès que vous serez prêt. Mais vous devez me donner une réponse d’ici trois jours parce que si vous ne voulez pas cet argent, nous devons le donner à quelqu’un d’autre ; c’est de l’argent que nous avons reçu et il faut le distribuer. ». Lorsqu’ils reçoivent de l’argent, ils doivent le donner à quelqu’un sinon, il leur sera retiré. Aussi dit-il à Maitreya : « Vous devez me dire d’ici trois jours si vous le voulez ou non. ». Maitreya alla y penser à sa chambre. 

Maitreya appela au centre Ananda Marga et dit : « C’est une opportunité qui se présente pour moi et je crois que je vais la saisir. ». Bien sûr, ils furent un peu déçus mais ils dirent que c’était d’accord. À ce moment, Maitreya était presque complètement déconnecté du groupe Ananda Marga.

Il demeura donc à l’université cet automne. C’était en 1976. Maitreya n’avait que deux cours et ce professeur voulait qu’il étudie les tendances du marché des actions. Il voulait être à la fine pointe du marché des actions, etc. Tout ce que Maitreya avait à faire, c’était de passer à peu près une demi-heure par jour seulement pour voir les tendances, particulièrement le Dow Jones. 

Maitreya disait que c’était très facile. Il pouvait simplement écouter les nouvelles qui donnaient les tendances dans la soirée. C’était une chose très facile à faire. Ce n’était pas difficile. Il avait donc amplement de temps pour lui. Il avait deux cours (habituellement, un étudiant à temps plein en a quatre).

 

Il avait planifié de commencer à préparer son examen de compréhension et à trouver un sujet pour sa thèse. Maitreya avait donc l’habitude d’aller à la bibliothèque pour étudier. Chaque fois qu’il s’ennuyait et qu’il n’avait rien à faire, il allait dans la section spirituelle de la bibliothèque et regardait différents livres, sur le bouddhisme, l’hindouisme, l’islam, le christianisme, etc.

Un de ces jours qu’il furetait dans un livre sur le bouddhisme, il tomba soudainement sur le nom Maitreya. Il commença à lire et au milieu du livre, il trouva que le nom du Bouddha à venir est Maitreya. Pour la première fois, il trouvait le nom de Maitreya dans un livre sur le bouddhisme. C’était très intéressant, mais ne croyant pas aux prophéties, il fut seulement un peu plus content de son nom et comprit que le nom était relié en grande partie au bouddhisme.

Maitreya se dit : « OK, ils le connaissent. Quelqu’un le connaît [Rires]. Il est supposé être le Bouddha à venir. Oh c’est bien ! Cela signifie donc quelque chose, le Bouddha à venir. ». Voilà, c’était terminé ; il lirait alors quelque chose sur cela, fermerait le livre et retournerait à ses cours pour poursuivre ses études. 

Une autre fois, parcourant un autre livre, il trouva ce fait que Maitreya venait probablement de Mithra, en Perse, lequel était un des dieux de la religion zoroastrienne. Il était lui aussi supposé revenir et unifier le monde, etc. Il se dit : « Oh ! C’est bien ! Le nom est même relié au pays, à la nation où je suis né. ». Il avait encore un sentiment national, « Formidable ! C’est en lien avec l’endroit où je suis né. Oh ! C’est bien ! »

Oui c’était bien. C’était un autre signe. Il continua de fureter et trouva de plus en plus d’information sur ce que signifie Maitreya, qui il est et qui il peut devenir. Il aimait aussi lire sur les philosophies et les histoires des différentes religions. 

Il ne prêtait pas vraiment attention à toutes ces informations, c’était complètement en dehors de sa réalité. Sa réalité était de terminer ses études et d’obtenir son diplôme. Mais en même temps, il commençait à lire ces livres.

Maitreya pouvait être assis dans sa chambre lorsqu’on frappait à la porte. Qui était-ce ? C’était des Mormons. Ils voulaient seulement s’asseoir et discuter de la religion mormone. Ou bien, il pouvait vivre dans une maison où la dame, la propriétaire, appartenait à cette église. Elle l’invitait à aller à l’église où ils avaient une discussion sur le Christ et comparaient la Bible avec l’enseignement que Maitreya connaissait.

Mais ce flot de conscience commença à lui arriver tout en même temps. Jusque là, il avait connu seulement le groupe Ananda Marga. Maintenant il commençait à s’étendre, étudiant les autres religions, mais pas la Bible. Il n’avait pas encore touché à la Bible. Il en avait entendu parler. Ils en avaient discuté dans cette église, mais il ne savait pas de quoi ils parlaient. Il savait qu’il y avait certaines choses provenant de la Bible, mais ne savait pas vraiment où dans la Bible, ces choses étaient extraites. 

Maitreya avait aussi l’habitude de faire du jogging. Il aimait sortir pour courir de temps à autre. Il courait habituellement autour du campus et il y avait une église devant laquelle il passait régulièrement. Il ne lui prêtait aucune attention. C’était seulement une église parmi tant d’autres. Il y en avait partout. Pour lui ce n’était qu’un autre édifice.

Un jour qu’il passait devant cette église en courant, il se sentit tellement fatigué qu’il ne pouvait plus avancer. Il décida alors : « OK, je vais entrer et me reposer un peu. ». Maitreya était déjà allé dans une église (celle où sa propriétaire l’avait amené), il savait qu’on peut entrer et rester là un moment si on le désire. Personne ne va vous demander ce que vous faites là.

Il entra, la porte était ouverte. Les lumières étaient allumées. Il y avait des Bibles partout. Il s’assit donc et commença à méditer. Après cinq minutes, il se sentit mieux et ouvrit les yeux. Il y avait une Bible devant lui. Il la prit, l’ouvrit et commença à lire, « Genèse 1 : Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. » et ainsi de suite. C’est l’évolution, n’est-ce pas ? À cet instant, Maitreya réalisa que c’était la même chose que l’évolution ! Il était émerveillé de voir comment l’explication de la création correspondait au processus de l’évolution. Dès cet instant, il réalisa que chaque jour de la création faisait référence à une période du processus évolutif. C’était la première fois de sa vie qu’il lisait l’Ancien Testament. Il ne pouvait tout simplement plus s’arrêter.

Il emprunta donc le livre [Rires]. Il retourna à sa chambre et se mit à lire la Bible. Maitreya lisait, lisait, lisait, lisait et lisait. En réalité, ses deux cours, les étudiants, le professeur et la bourse d’études, tout était oublié. Maintenant, c’était le temps de la Bible.

Il lisait et lisait, l’Ancien Testament et le Nouveau Testament. Bien sûr, il acheta sa propre Bible. Il rapporta la Bible empruntée à l’église [Rires]. Il dit : « Merci beaucoup. Ce fut bien de l’avoir pour quelques jours. ». 

En fait, il possède toujours la Bible qu’il acheta à cette époque. Il commença à lire la Bible, prenant des notes et voyant ceci et cela. Voilà ! Il était totalement engagé. 

Alors Maitreya réalisa : « Wow ! Si la Bible est comme cela, je fais mieux de lire le Coran aussi. ». Il n’avait jamais lu le Coran auparavant. Il vivait dans un pays musulman mais il n’était pas intéressé à ce moment-là. Il n’était pas intéressé par Dieu, et qui s’en souciait ? Si vous n’êtes pas intéressé par Dieu, alors on n’a que faire de la Bible ou du Coran, etc. ?

Maintenant, il devait lire le Coran. Toutes ces choses étaient extrêmement intéressantes à lire, à voir. Il avait constamment ce sentiment qu’il devait y avoir un rapport. Il y avait une couple d’Iraniens baha’is sur le campus, alors il commença à discuter avec les Baha’is aussi et à s’intéresser à eux, un peu, pas beaucoup. Il connaissait déjà Ananda Marga. Il parlait avec les Mormons et plusieurs groupes qui venaient sur le campus pour parler aux étudiants.

Il avait l’impression très nette qu’il devait y avoir un fil conducteur entre toutes ces croyances. C’était la première fois de sa vie qu’il était autant attiré par ces livres. Il ne pouvait simplement pas croire qu’il y avait quelque différence entre ces révélations. S’il n’y a qu’un seul Dieu, pourquoi autant de révélations ? Il ne pouvait pas saisir la relation exacte à ce moment mais il savait intuitivement qu’il devait y avoir une relation. Il ne pouvait se retenir de lire ces livres et de passer son temps à les relire sans cesse ; il trouvait tant de vérités en eux et il voyait des relations avec les enseignements d’Ananda Marga.

Beaucoup de nouvelles connaissances commencèrent à l’imprégner. Maitreya devint complètement pris par ce nouveau courant de conscience qui s’imprimait en lui. Il avait vraiment de la difficulté à terminer son semestre parce qu’il ne mettait plus assez d’effort dans ses études. 

Par exemple, il était assis en classe où le professeur parlait de management, représentant une organisation par un triangle vers le haut. Le professeur parlait du président, des vice-présidents, des chefs de départements, etc., le triangle vers le haut. « Oh ! Le triangle vers le haut signifie la hiérarchie, la hiérarchie dans l’organisation. ». Donc le triangle vers le haut dans le sceau de Salomon a peut-être la même signification ! Alors que pourrait vouloir dire le triangle vers le bas dans ce sceau ? Maitreya était loin de la classe, il était dans le sceau de Salomon et le symbole juif. 

Il était donc loin de ses études. Le professeur parlait de management et Maitreya pensait à Dieu et à Son rapport avec ceci. Il n’était plus là. Il n’appartenait plus à ces cours désormais. Cette très forte conscience s’imprimait en lui. 

Maitreya dit que ce fut avec difficulté qu’il passa ses deux cours. Vraiment, au cours de ce semestre, il eut les deux plus basses notes de tous ses cours. Évidemment, il fut chanceux que d’autres notes soient passablement élevées pour compenser celles-ci. Il eut deux C ce semestre. Il avait plusieurs A, aussi obtint-il la moyenne B. Vous deviez avoir au moins une moyenne de B pour avoir le droit de passer l’examen de compréhension et pour avoir votre doctorat. Mais il avait de la difficulté à étudier. Il n’était donc pas préparé pour son examen de compréhension. 

Il termina au début de janvier et il devait passer son examen de compréhension vers la fin de janvier, autour du 17 janvier. Il devait étudier mais il n’y arrivait pas ; seulement cette conscience aiguë se présentait à son esprit. Alors il ne passa pas l’examen, mais il ne s’en souciait pas vraiment. 

Maintenant Maitreya était familier avec les philosophies orientales, le judaïsme, le christianisme, l’islam, un peu avec la foi baha'ie et avec Ananda Marga. Voilà. Et il était bien plus intéressé à lire des livres sur la spiritualité, la Bible, et tout ce qui y est relié et aussi, à aller à l’église pour parler avec les prêtres. C’est ce qu’il commença à faire, aller aux églises du Mississippi et parler de Dieu, de la façon dont lui Le comprenait. 

Après un moment, ils dirent : « Oh ! ». Ils commençaient à avoir peur, ou quelque chose comme ça, à cause de la façon dont il leur présentait une vérité qui était si percutante qu’ils ne pouvaient pas l’accepter.

Au semestre du printemps, il n’avait aucun cours mais continuait de travailler 10 heures par semaine avec son principal professeur. Il avait donc beaucoup de temps libre sans aucun souci d’examens ou de devoirs à faire. Il utilisait tout son temps libre pour lire les Écritures Saintes et réfléchir à ce qu’il lisait. À la fin du mois de février, il se sentit vraiment fatigué et frustré par tout ce qui lui arrivait. 

Il décida donc d’aller visiter son cousin à Chicago. Il planifiait rester avec lui une semaine. Il pensait qu’il pourrait tout oublier et qu’il libérerait son esprit de toutes ces choses. Puis il reviendrait au Mississippi et mettrait tous ses efforts à se préparer à passer de nouveau l’examen de compréhension.

Le cousin de Maitreya et sa femme sont médecins. Ils travaillaient alors à Chicago. Il ne les avait pas vus depuis au moins cinq ou six ans. Il les appela et dit : « Que pensez-vous de l’idée que je vienne vous rendre visite pour une semaine ? ». Ils répondirent : « Certainement, viens, viens. Nous adorerions t’avoir avec nous. ». 

Maitreya pris sa voiture et conduisit jusqu’à Chicago. Du Mississippi à Chicago, c’est presqu’en ligne droite au nord, presque, pas tout à fait. Il arriva à leur maison à peu près trois jours plus tard. Ils s’assirent et parlèrent. Ils renouèrent leur amitié et ainsi de suite. Une couple d’heures plus tard, ils lui demandèrent : « Que veux-tu faire demain ? ». Ils devaient tous les deux aller travailler ce jour-là. Mais sa femme avait un congé le jour suivant. Le reste de la semaine, ils devaient aller au travail tous les deux.

Elle dit : « J’ai congé demain, que veux-tu faire ? Que penses-tu d’aller voir le temple baha'i ? ». Maitreya dit : « OK, certainement, ce serait bien. ». Maitreya avait lu un peu sur la foi baha'ie mais n’avait jamais vu de temple baha'i. Au matin, ils se préparèrent vers 9 h 30 ou 10 h 00. Ils montèrent dans la voiture de la femme, avec les enfants (ils ont deux garçons), et se rendirent directement au temple baha'i. 

Le temple baha'i est construit le long d’une rue. Ils se stationnèrent donc en bordure du trottoir et se dirigèrent vers le temple. Il y a des marches qui mènent à ce temple. Vous ne pouvez pas voir le temple jusqu’au moment où vous êtes presque rendus en haut des marches.

Une fois arrivés là, ils commencèrent à monter les marches et, « Oh ! Quel magnifique temple blanc. ».  Il y avait le swastika, l’étoile de David (le judaïsme), la croix (le christianisme), la lune et l’étoile (l’islam) et le symbole baha'i gravés là sur le temple. Au moment où Maitreya vit tous ces symboles sur le mur, la réalisation lui arriva comme un éclair. Il pris soudainement conscience de la relation des symboles. Son esprit était complètement rempli par l’excitation de cette réalisation. C’était imprimé en lui, tous ces symboles. C’est là que tout le Greatest Sign a commencé à prendre forme.

Il n’était donc pas du tout sorti de cet état de conscience, c’était même vraiment plus fort maintenant. Il était dans un état où tout lui était revenu très fortement pour s’imprimer en lui. 

La femme de son cousin commença à lui parler de différents endroits, cette place est comme ceci, cette autre est comme cela. Maitreya était complètement déconnecté. Il supportait difficilement la visite avec elle et lui dit : « Retournons à la maison. ».

Ils revinrent à la maison où il prit sa propre voiture pour retourner au temple baha'i tout seul. Il entra et acheta tous les livres qu’ils avaient, tout livre sur les Baha'is et leur religion, etc.

Maitreya revint à la maison et, dans sa chambre, il commença à lire les livres qu’il venait d’acheter au temple baha’i. Il retourna une ou deux fois au temple baha'i. Il commença à placer les symboles du temple et le symbole d’Ananda Marga sur une feuille de papier. Il plaça le swastika au sommet, puis le sceau de Salomon, le christianisme, l’islam et la foi baha'ie, du haut jusqu’en bas. « Il y a quelque chose là, il y a un rapport. Il y a un fil conducteur entre eux. Ce faisant, il ajouta le signe d’Ananda Marga, le sixième sceau. Il en avait maintenant six. Il savait que le nombre de Dieu est 7, alors il plaça un autre swastika tout en bas. Maintenant, si le premier et le dernier swastika allait ensemble !

Comme une de ses matières préférées à l’école secondaire était la géométrie, Maitreya savait qu’un cercle peut être divisé six fois par son rayon. Il dessina donc un cercle et le divisa en six puis plaça chaque symbole autour. Cela commençait à devenir de plus en plus Le Greatest Sign

Il se rappela que le swastika était la divinité, le Créateur d’où toutes choses sont issues (tosss15c.gif (892 bytes)), comme la philosophie Ananda Marga le disait. Plus tard, il y eut la chute de l’homme, selon la Bible, alors Dieu choisit les Élus, donc le sceau de Salomon, du judaïsme, qui se trouve là (kohoe-s.gif (879 bytes)). Ces gens furent choisis pour ramener l’homme à une conscience plus élevée, mais ils trahirent leur alliance avec Lui. Alors Il envoya le Christ pour dire aux Juifs qu’ils n’étaient plus les Élus désormais (cross-s.gif (869 bytes)). Après le Christ, un grand prophète est venu, non des Juifs, mais d’une race proche, les Arabes, Muhammad (islms15c.jpg (912 bytes)). Après cela, un sentiment d’universalisme s’était élevé dans l’humanité, de sorte que Bab/Baha'u'llah vint pour apporter ce message, la foi baha'ie (baha-s.gif (97 bytes)). Et Ananda Marga apporta le concept de Paravipra (kohw-s.gif (904 bytes)) ou du véritable leader de la société, lequel amènera à la réalité le rêve d’universalisme afin d’accélérer le progrès de l’humanité dans son retour à Dieu, ce qui est représenté par le second swastika, à la fin (tosss15c.gif (892 bytes)).

Au même moment, le cousin de Maitreya insistait pour aller visiter le club Playboy. Ils avaient une clé pour ce club. Si vous êtes membre, vous avez une clé pour y entrer. Ils voulaient impressionner Maitreya avec cette clé pour entrer au club Playboy [Rires]. Maitreya était ici, dans cette révélation du Greatest Sign, fortement impressionné par cette réalisation et le flash-back qui venait tout juste de bouleverser sa vie, et ils voulaient l’amener au club Playboy. 

Il disait : « Oh ! Mes amis, ne vous en faites pas avec cela, je ne veux pas y aller. ». Il ne voulait pas les heurter en disant : « Non, oubliez cela, je ne veux pas aller dans cet endroit. ». Ils continuaient d’insister et lui essayait simplement de se défiler : « Oh, pas ce soir. Je vais cuisiner pour vous ce soir, alors pas ce soir. ». Maitreya cuisina pour eux ce soir-là. La soirée suivante arriva : « Les enfants sont fatigués, ne sortons pas ce soir. ». Mais Maitreya sentait qu’ils étaient mécontents de sa résistance.

Mais en même temps, il voulait rester là pour aller au temple baha'i pour voir où tout cela pouvait le conduire. Alors il ne voulait pas partir non plus.

Il était là depuis peut-être cinq jours. Il avait presque terminé ce qu’il voulait faire, il avait tous les livres baha'is et il avait réponses à ses questions. Ils avaient finalement décidé d’aller au club Playboy le samedi soir suivant. Maitreya dit : « Bien ». Son cousin et sa femme partirent au travail le vendredi. Ils amenèrent les enfants à la garderie. Maitreya était seul à la maison, il leur laissa donc une note disant qu’il avait eu un appel d’urgence de l’université et qu’il devait y retourner immédiatement [Rires]. Il laissa la note sur la table, prit sa voiture et partit vers le sud.    

Non seulement il n’avait pas pu sortir de cet état de conscience, afin d’être en mesure de revenir à ses études et de terminer son programme d’éducation, mais maintenant il était tout imprégné de ce fil conducteur et du Greatest Sign. Il revint donc à sa chambre au Mississippi. Et voilà. Les deux mois suivants, Maitreya fut absorbé par le Greatest Sign.

Maintenant il étudiait les religions beaucoup plus en profondeur. Auparavant, il ne faisait que lire en prenant plaisir à les découvrir. Maintenant il lisait vraiment avec cet Esprit, cherchant à voir en elles pourquoi la foi baha'ie, pourquoi l’islam, pourquoi le christianisme, pourquoi ? Et le Greatest Sign évoluait de plus en plus.

Les symboles étaient maintenant sur un cercle et ils partaient du swastika (tosss15c.gif (892 bytes)), passant par le sceau de Salomon (kohoe-s.gif (879 bytes)), le christianisme (cross-s.gif (869 bytes)), l'islam (islms15c.jpg (912 bytes)), la foi baha'ie (baha-s.gif (97 bytes)), Ananda Marga (kohw-s.gif (904 bytes)) et retour au swastika (tosss15c.gif (892 bytes)). Maitreya dessina un cercle et le divisa en six parties et plaça chacun des symboles à l’un de ces six points. Il dessina alors les deux grands triangles qui connectent chacun trois des symboles ensemble. Plus tard, il plaça un swastika au milieu de ces symboles, le Greatest Sign était presque complété. Mais le I-Ching et le point au centre du I-Ching n’avaient pas encore été révélés. Ils le furent par la suite en 1978 lorsque Maitreya se trouvait à Denver.

En fait, il ne voulait le montrer à personne. Il avait mis un rideau devant, dans sa chambre. Chaque fois que quelqu’un venait pour discuter de différentes choses, le rideau était baissé. À peu près six mois passèrent comme cela et il n’avait pas fait beaucoup plus sur le dessin, ni n’en avait parlé à qui que ce soit. Il n’y avait que lui et le Greatest Sign.

Il passa tout le printemps et l’été à travailler sur le Signe. Et de jour en jour, il réalisait combien ce Signe était incroyable. Il lisait largement sur les religions impliquées dans le Signe ainsi que tout document relatif à celles-ci. Il trouvait qu’il ne serait pas attiré par quoi que ce soit d’autre tant qu’il ne trouverait pas un but dans tout cela qui ferait avancer sa réalisation. 

À l’automne, il était pratiquement certain que toute cette vérité qui lui était apparue ne pouvait pas être fausse, qu’il y avait définitivement une mission pour lui à remplir dans cette vie-ci et que le nom qui lui avait été donné soutenait cela. Au même moment, Maitreya commença à voir plus clairement les signes du temps et les tribulations qui se répandaient, pas seulement dans un ou deux pays ou races mais partout dans le monde. Avec tous ces indices, il ne pouvait plus se considérer comme un simple étudiant. Évidemment, une partie de lui combattait l’idée et résistait à relever le défi.

Pour aider sa décision finale, Maitreya déménagea de Starkville, la ville où se trouvait son université, vers une petite ville 30 milles plus loin. Il loua un appartement pour lui seul. Et durant deux mois, il poursuivit une autre recherche intensive et pratiqua la contemplation seul avec lui-même, puis il revint à Starkville.

Le Greatest Sign avait pris passablement forme. Mais le centre ne contenait encore que le swastika. Il y avait un swastika dans le centre, un swastika dans le bas, et le reste du Greatest Sign.

Évidemment, Maitreya était ennuyé par la notion de swastika et c’était une des raisons pour laquelle il étudiait le symbolisme. Il découvrit que le swastika est un des plus vieux symboles sur terre et que chaque tribu ou nation l’utilisait, chaque religion mystique sur terre, même les Amérindiens l’avaient. Les Africains l’avaient et les Asiatiques aussi. 

Maitreya décida d’aller à Virginia Beach pour étudier le symbolisme à la Fondation Edgar Cayce. Il conduisit tout le long jusqu’à Virginia Beach. Il alla à la Fondation et acheta une pile de livres dont leur livre sur le symbolisme. Il se familiarisa avec le symbolisme, ce qui lui fit réaliser une fois de plus combien le Signe était puissant.

Il se disait encore : « Dieu, vous avez choisi la mauvaise personne. Je ne suis pas le bon choix. Je ne suis pas celui qui doit accomplir cette tâche. Je suis ici seulement pour terminer mes études et retourner à la maison. ». 

Qu’en était-il du retour à la maison ? « Mes pauvres parents qui avaient dépensé tant d’argent, de temps et d’énergie pour m’envoyer à l’université... ». La relation entre les parents et les enfants est beaucoup plus forte dans l’Est. Ce n’est pas comme dans l’Ouest où vous pouvez dire : « OK, maintenant j’ai assez d’argent, je peux avoir mon appartement et partir. ». Vous êtes presque connecté de l’intérieur à vos parents pour le reste de votre vie. C’est très fort, une relation très étroite qui comporte beaucoup de respect et d’amour. Briser ces tabous est très dur. 

Maitreya aurait été incapable d’étudier de toutes façons. Il lui était devenu impossible d’ouvrir un livre dans le domaine des affaires désormais. Il ne pouvait tout simplement plus les ouvrir. Il n’avait plus aucun goût pour cela. La seule chose qui l’intéressait était le Greatest Sign et les religions en relation avec celui-ci.

Alors après deux mois, il se dit : « Bon, OK, je vais le faire. » [Rires]. Il donna beaucoup de choses et en vendit d’autres. Maitreya sauta dans sa voiture et mit le cap sur Denver, au Colorado. C’était le seul endroit où il connaissait des gens. Il avait l’impression qu’il devait aller à Denver, que le but de sa vie était déjà planifié, qu’il avait cette mission à remplir et qu’il n’obtiendrait pas son doctorat.

De plus, durant ce moment d’intense réalisation, les quatre parties du Saint Nom, Le Verbe, le mantra que nous avons dans la Mission, commença à lui être révélé. Le mantra de Maitreya commença à changer pour le Saint Nom, dont la véritable prononciation était connue des Hébreux mais ils disaient de Lui : « Ne le prononcez pas. ». C’est pourquoi si quelqu’un essayait de le prononcer, il était lapidé. Ce n’était pas parce qu’ils ne voulaient pas qu’il soit prononcé mais parce que vous ne pouvez pas le prononcer. Ce n’est pas possible de prononcer le Saint Nom dans le monde physique. C’est une chose très éthérique, cela vient de la Conscience (Dieu).

Maitreya se dit : « OK, je vais aller à Denver. Ils me connaissent, je les connais. ». Dès son premier voyage à Denver, il savait que cette ville avait un certain rapport avec sa vie. Il alla donc à Denver et commença subtilement et lentement à leur révéler que ce qu’il avait était beaucoup plus vaste que ce qu’ils avaient déjà. « Ils vont sûrement venir me rejoindre et m’aider. » Toutefois, comme d’habitude, Dieu avait un autre plan pour lui.

Au troisième jour de son séjour à Denver, Maitreya travaillait sur le Coran et extrayait les parties qui lui semblaient intéressantes. Il était assis à lire dans une pièce et cette personne d’Ananda Marga (Maitreya dit de lui : « Ce fou, un homme admirable, mais nous ne nous sommes jamais vraiment liés d’amitié ; cependant, chacun était conscient de la présence de l’autre. ») surgit soudainement dans la pièce et dit : « Hé ! ». Il n’aimait pas dire qu’il avait vraiment besoin de quelque chose. Il voulait sonder les sentiments de Maitreya : « Hé ! Veux-tu venir à cette montagne ? Il y a un bon endroit appelé Shamballa Ashrama. Veux-tu venir méditer là-bas ? » [Rires]. Maitreya dit : « Bien, je regrette mais je suis en train d’écrire. Je ne crois pas que je vais y aller, tu y vas et tu me dis comment c’était. ». 

Il le laissa environ une demi-heure ; Maitreya pouvait l’entendre monter et descendre les escaliers. Il n’y avait que deux personnes à la maison ce jour-là. À la fin, il surgit de nouveau dans la pièce où se trouvait Maitreya et dit : « Viens donc, allons-y. C’est un bon endroit et je veux y aller. Je ne veux pas y aller tout seul. ». Maitreya commençait à être fatigué d’écrire et lui dit : « OK, allons-y. ». Il mit tout de côté et ils partirent.

Cet homme avait des cheveux longs et une barbe, un genre de hippie. Maitreya avait aussi une apparence négligée parce qu’il n’était pas intéressé par l’apparence ; probablement que sa barbe et ses cheveux étaient longs aussi [Rires].

Ils prirent la voiture de cet homme. Il avait une de ces vieilles voitures qui ont un moteur qui fait pout, pout, pout [Rires]. Ils firent la route jusqu’à environ vingt milles au sud de Denver et prirent cette route poussiéreuse qui menait à la montagne à Sedalia (ou quelque chose comme cela !), presqu’au milieu de la montagne. L’endroit s’appelait Shamballa Ashrama ou Brotherhood of the White Temple (Fraternité du Temple blanc).

Toutefois, à leur arrivée, ils ne trouvèrent qu’un bureau et des secrétaires. Ils entrèrent dans un joli bureau où se trouvaient quelques secrétaires très soignées assises à leur bureau ; et ces deux hippies qui entraient [Rires]. Les secrétaires étaient tout simplement choquées. Elles sautèrent de leur chaise : « Que voulez-vous ? ». Cet homme leur dit que nous étions ici pour méditer. Une des secrétaires dit : « Nous n’avons aucun endroit pour méditer. » [Rires]. Lorsqu’elle entendit leur demande, elle leur fournit de l’information et les poussa presque hors du bureau.

Ils mirent l’information dans la voiture et conduisirent un peu plus loin dans la montagne, jusqu’à un bel endroit pour méditer. Ils se stationnèrent, sortirent de la voiture et méditèrent environ 30 minutes. 

Tandis qu’ils revenaient, Maitreya prit l’information que la secrétaire leur avait donnée et commença à la feuilleter. Dans la liste des documents se trouvait un petit livre intitulé Maitreya, The World Teacher (Maitreya, l’instructeur mondial). Maitreya s’écria : « Hé ! Attends. Retournons là-bas. Je voudrais acheter ce livre. ».

Ils retournèrent donc pour acheter le petit livre. Maitreya n’avait jamais vu quelqu’un détenir un livre complet sur Maitreya. Il avait entendu le nom ici et là mais, ici maintenant, ils avaient ce livre sur Maitreya. Il acheta donc une couple de ces livrets.

C’était donc apparemment le but de tout ce qui était arrivé cette journée-là. Aller à cet endroit et voir qu’ils avaient ce livre. Ils recommencèrent à se diriger vers la maison et voilà. Le but de tout ce voyage était de connaître Shamballa et de savoir qu’ils attendaient le retour de Maitreya.

On disait dans ce livre que seulement trois livres avaient été écrits sur Maitreya et que celui-ci était le seul en Occident. C’était le premier livre qui parlait autant de Maitreya. Et il n’était même pas complet. Dans ce livre, on disait que Maitreya est une âme occidentale, ce que croient les Bouddhistes en Orient. Toutefois, les Juifs et les Chrétiens attendent le retour de Maitreya en Occident. C’est pourquoi la plupart des gens attendent le retour de Maitreya en Iran (Perse), parce que c’est à l’est de Jérusalem et à l’ouest du Tibet.

En fait, notre symbole, le Maitreya assis sur un trône, vient de la couverture de ce livre. Bien entendu, cette image ne leur appartient pas ; il s’agit d’un dessin du 15e siècle fait par un moine du Tibet.

Maitreya demeura encore un peu avec le groupe Ananda Marga mais les choses n’allaient pas très bien parce qu’il s’était éloigné d’Ananda Marga et qu’il avait maintenant cet enseignement. Maitreya commença à en parler à quelques personnes mais ils se mirent sur la défensive. Personne ne se sentait à l’aise avec lui et Maitreya n’était plus à l’aise avec eux non plus. Il ne faisait plus corps avec eux désormais.

Finalement, il atteignit un point où il sentit qu’il devait déménager. Pendant ce temps, il n’arrêtait pas de rencontrer ces gens qu’on appelait "preemies", les fidèles du Gourou Maharaji. Il n’arrêtait pas de les croiser. Ils avaient un restaurant et une épicerie à Denver. Maitreya achetait à ces endroits parce qu’ils avaient de bons produits végétariens. Il les voyait donc souvent et il les rencontrait aussi dans la rue, etc. Il commençait même à en connaître un ou deux. Les fidèles parlaient du Saint Nom, du Verbe, ou quelque chose comme cela. Maitreya avait même commencé à partager un appartement avec l’un d’eux.

Maitreya dit : « OK, peut-être que ces gens ont le Verbe. ». En fait, il pensait déjà à ce mot comme étant le Saint Nom. « Si ces gens l’ont, alors je suis tiré d’affaire [Rires]. Je peux m’en aller et dire qu’ils l’ont, donc je n’ai pas à m’en faire avec le démarrage de la Mission. ». Maitreya commença donc à aller à leurs réunions et essaya d’acquérir la « connaissance » ou les techniques. Il n’était pas intéressé par les autres techniques que celles entourant le Saint Nom. Cependant, il trouvait qu’on s’attendait à ce qu’il proclame que le Gourou est plus important que Dieu et il ne croyait nullement cela. Il dit : « Je ne peux pas proclamer cela. ». Il se découragea et se retira du groupe.

Il décida de déménager ailleurs. Il n’avait cependant plus d’argent mais en attendait sous peu. Mais sur le moment, il n’avait pas le sou. Il vit une annonce de logement à louer. L’annonce disait qu’on recherchait quelqu’un qui ne fumait pas et qui méditait. Maitreya se rendit voir la personne qui avait placé l’annonce, Rodney. Il dit : « Bien, j’aimerais venir vivre avec vous. Je ne fume pas. Je médite. Mais je n’ai pas d’argent présentement, vous devrez attendre que je reçoive mon chèque. ». Il répondit : « OK. Venez. ». C’était une bonne personne, très gentille. Maitreya ne s’attendait pas à ce qu’il accepte vraiment, il ne faisait que tenter sa chance. Et il dit : « Certainement, venez. ». Maitreya déménagea donc avec lui.

À ce moment, Maitreya entendit parler d’un centre appelé Self-Realization Center (Centre de réalisation de soi) (différent de celui fondé par Yogananda en Californie) et la personne qui y enseignait et le dirigeait était habituellement un des Mahatmas, un des enseignants du Gourou Maharaji. Il donnait la même « connaissance » et un mantra aux gens mais sans attendre que vous croyiez que le Gourou est plus important que Dieu. Maitreya se dit donc : « OK, je vais y aller. ». 

Il alla au Centre à pied un matin et frappa à la porte. Il rencontra un des membres. Au bout d’un moment, on lui demanda : « Pourquoi ne pas venir jeudi soir à notre Satsang ? ». Maitreya répondit : « C’est bon, je vais venir. ».

Il se rendit donc au Satsang le jeudi soir suivant. Ils s’assirent et donnèrent le Satsang, puis ils méditèrent un moment. Alors Maitreya décida de partir. Juste au moment de partir, cette jeune femme avec ces deux grands yeux noirs commença soudainement à courir après lui et dit : « Aimeriez-vous venir à notre dîner la semaine prochaine ? ». Maitreya la regardait ; de si beaux yeux en train de le regarder. Il la connaissait déjà. Il dit : « Certainement, je viendrai. ». C’était Maitreyii.

Après ce premier Satsang, Maitreya revint chez lui ce soir-là et dit à Rodney qu’il allait épouser cette jeune femme [Rires]. Rodney dit : « Quoi ? Es-tu fou ? Tu viens juste de la rencontrer. Tu ne vas pas faire cela. Ce n’est pas correct. On ne fait pas ce genre de choses ici. » [Rires]. Maitreya dit : « Je ne sais pas si c’est correct ou non mais nous allons le faire. ». Parce que le sentiment était tellement fort, la connexion était là, pas de doute là-dessus.

Maitreya commença à fréquenter ce Centre. Il s’y trouvait une autre personne du nom de David Lunbeck. Lui aussi fut attiré par Maitreya. Une foule de choses commencèrent à arriver au Centre. Il commença à décroître.

Deux semaines plus tard, Maitreya recevait le mantra et la technique que le Gourou Maharaji et ses fidèles avaient. Et ce n’était pas Cela. Leur mantra était différent du Saint Nom, quoiqu’ils l’appelaient ainsi. En fait, le saint nom qu’ils lui donnèrent était le même que celui reçu dans le groupe Ananda Marga. Ce n’était donc pas le Verbe. Maintenant nous pouvons comprendre que toute la démarche de Maitreya rencontrant les “preemies” servit à le guider vers ce Centre dans le but de faire démarrer la Mission.

Son plan ne fonctionnait donc pas. Ils n’avaient pas vraiment le Saint Nom. Cela signifiait donc que Maitreya devait poursuivre avec sa Mission.

Pendant ce temps, Maitreyii (la jeune femme que Maitreya avait dit à son colocataire qu’il allait épouser) commença à voir Maitreya dans son troisième œil et à avoir des expériences spirituelles en rapport avec lui. David Lunbeck aussi. Un jour, Maitreya amena la jeune femme au parc et lui dit : « Voici. Voici le Greatest Sign. Voici la Mission que j’ai à remplir. Voulez-vous m’épouser ? ». Elle répondit : « Est-ce que j’ai le choix ? » [Rires]. Maitreya dit : « Non. ». Elle dit : « OK. » [Rires]. Et voilà.

Maitreyii et David déménagèrent du Centre tous les deux pour vivre avec Maitreya. Ils louèrent une petite maison. Maitreya commença à écrire sur le Greatest Sign, et le livre THOTH commença à prendre forme. Il écrivait, révisait, réécrivait encore et encore. Maitreyii devait dactylographier, redactylographier, encore et encore mais elle adorait faire ce travail. Elle tapa le livre plusieurs fois. Ils n’avaient pas d’ordinateur alors. C’était une très vieille machine à écrire qu’elle utilisait. Ce n’était même pas une IBM Selectric ou de type électrique, c’était une machine à écrire manuelle. C’était une corvée [Rires]. Mais elle l’a fait. Elle l’a fait sans relâche, encore et encore. Maitreyii dit : « Mais c’était une merveilleuse façon d’apprendre les enseignements ! ». 

Ils quittèrent cette maison pour une autre plus grande à Denver. Elle avait cinq chambres à coucher. Ils y demeurèrent environ six mois. Maitreya passait son temps à écrire le livre. Toutes les choses courantes de la vie étaient alors prises en charge pour Maitreya. Il pouvait maintenant se concentrer sur l’écriture de ce qu’il avait reçu. Il pouvait aller à la montagne le jour et écrire THOTH. C’est à ce moment que la rédaction de THOTH commença.

Ils partirent finalement pour aller vivre dans les montagnes. Ils louèrent une grosse maison en haut de Denver, dans les Monts Indian. Il n’avait plus besoin de conduire pour aller à la montagne désormais. Il pouvait simplement demeurer à la maison et écrire. 

Un jour il décida de travailler intensivement sur le Greatest Sign parce qu’il n’était pas vraiment encore parfait. Aussi durant une semaine, presque jour et nuit, Maitreya travailla sur le Greatest Sign, le dessinant, le redessinant, le modifiant, le révisant, etc. Il l’apportait au salon et le montrait à Maitreyii et Dave (son nom spirituel était John), dans différentes couleurs. Un jour il fut terminé, c’était un dimanche, il était environ deux ou trois heures de l’après-midi et il faisait soleil. Il y avait une grande fenêtre dans le salon d’où on pouvait voir toute la montagne devant soi. Le Greatest Sign (l’ancien) était toujours suspendu dans cette fenêtre de sorte qu’on pouvait s’asseoir devant pour méditer. 

Il apporta le nouveau Greatest Sign et le plaça sur l’autel. Au moment où il fit cela, un nuage arriva soudainement. Il commença à pleuvoir et alors de gros grêlons se mirent à tomber, puis le soleil sortit à nouveau et il y eut un grand arc-en-ciel juste derrière le Greatest Sign. Tout était arrivé très vite. Il n’y eut aucun doute dans notre esprit. C’étaient des signes du ciel. Nous nous sommes dit : « C’est cela. ». Et depuis ce moment, nous avons continué avec le Greatest Sign que nous avons maintenant.

Au bout d’un moment, ils revinrent à Denver. Mais l’air de Denver devenait de plus en plus mauvais, très pollué. Denver est comme un bol, il y a des montagnes tout autour et Denver est entourée par ces montagnes. Le vent ne la balaye pas vraiment. Il passe au-dessus. Alors toute la pollution qui y est créée reste dans ce bol.

Ils déménagèrent à nouveau dans les montagnes où ils vécurent un moment. Mais ils finirent par décider qu’ils devaient déménager. 

La première journée où Maitreya s’était trouvé à Denver, le nom d’Albuquerque avait surgi. C’était la toute première journée, quelques minutes après son arrivée dans le groupe Ananda Marga. Il était assis au siège social d’Ananda Marga lorsqu’une personne vint lui dire : « Le camion qui partait d’Albuquerque et qui devait apporter les fruits et légumes frais d’Albuquerque à Denver, a eu un accident. ». Et il venait d’Albuquerque. Maitreya n’accorda pas beaucoup d’attention à cette information mais ce fut la première fois qu’il entendit le nom d’Albuquerque. 

Alors lorsqu’ils décidèrent de déménager ailleurs, ils se mirent à lire que l’air d’Albuquerque était considéré comme excellent. C’était dans le journal Denver Post qu’on pouvait lire que l’air d’Albuquerque était excellent, qu’il n’y avait pas de pollution, qu’il y avait toujours du vent pour balayer la pollution. Finalement, une opportunité se présenta pour qu’ils déménagent à Albuquerque

Maitreya dit : « Allons voir ce que c’est qu’Albuquerque. ». Maitreya et Dave décidèrent de visiter la ville durant quelques jours. Une des choses qu’ils n’aimaient pas de Denver était que la ville était très froide, particulièrement lorsque vous viviez dans les montagnes. Et c’était humide, ce qui rendait le froid encore plus glacial ; cela vous glaçait jusqu’aux os. Ils partirent donc pour Albuquerque. Ils arrivèrent ici, c’était ensoleillé et chaud. C’était magnifique et ils adorèrent cela.

Maitreya dit : « Bon, il semble que ce soit ici. Nous déménagerons à Albuquerque. ». Ce qu’ils firent. C’était en 1981. THOTH n’était pas encore complété mais le Greatest Sign était prêt.

Ce fut au printemps 1982 qu’ils placèrent des annonces dans quelques revues annonçant « Maitreya est ici ». Les gens commencèrent à venir à la Mission, leur demandant s’ils étaient ceux que Benjamin Creme prêchait. Ils demandèrent : « Qui est Benjamin Creme ? ». On leur dit que Creme était la personne qui disait que Maitreya allait se déclarer Lui-même au printemps 1982. Ce fut exactement au moment où Maitreya avait touché l’humanité et annoncé Sa présence au monde.

Maitreya leur dit qu’ils ne connaissaient pas Monsieur Creme. À vrai dire, au bout d’un moment, il pensa que c’était probablement la même énergie qui avait inspiré Monsieur Creme à annoncer la présence de Maitreya sur terre. C’est pourquoi ils (Mission) envoyèrent une couple d’invitations à Benjamin Creme à venir se joindre à la Mission. D’autres personnes lui avaient aussi parlé de nous. Il n’avait pas encore trouvé son Maitreya, ni répondu à l’appel de nous rejoindre que nous lui avions envoyé.

Alors les gens commencèrent à affluer et la Mission entra en contact avec une foule de New Agers (adeptes du Nouvel Âge), un très grand nombre d’entre eux. Ils déferlaient à la Mission. Combien vinrent ? 300-400 personnes. Ils ne cessaient d’affluer, apportant le livre Keys of Enoch (Les clés d’Énoch), les frères de l’espace, les cristaux, le channeling, etc.

Il semblait que Dieu avait préservé Maitreya de toutes ces choses jusqu’ici. Maitreya ne savait rien de tout cela auparavant. De fait, c’est seulement après l’achèvement du Greatest Sign, la rédaction finale de THOTH et d’autres écrits que soudainement ces gens arrivèrent avec cette nouvelle conscience dont il n’avait aucune idée.

Évidemment, ils semblaient bien, ils avaient du sens : « C’est possible, il y a une possibilité que d’autres êtres vivent dans l’Univers, pourquoi pas ? Si des humains vivent bien sur la planète Terre, il y une possibilité que d’autres consciences puissent également vivre quelque part dans l’Univers. Tout n’est pas mauvais. Il y a beaucoup de bonnes choses en eux. Ils ont une bonne part de vérité, comme tout le monde. »

La suite, vous la connaissez probablement déjà. David Bent vit notre annonce. Il écrivit à Maitreya. Maitreya l’appela. Il le rappela et voilà, ils étaient en contact avec David Bent.

Les New Agers et autres personnes qui venaient à la Mission apportèrent une certaine aide. Par exemple, l’un d’eux nous offrit une place à la conférence « Planetary Initiatives For The World We Choose » (Initiatives planétaires pour le monde que nous préférons), à Toronto. 

Évidemment, David Bent connaissait Ananda Ma et vous a mis en contact avec nous. Maitreya rencontra alors Darlene et Dottie à Toronto. Maitreya a presque été assommé par Darlene [Rires].

Puis nous sommes allés en Floride et nous avons reçu une lettre d’une personne du Canada, Jean Hudon. Nous avons pris contact avec lui. De fait, David Bent, Jean Hudon, Mary Lamb, Elaine Powell et une couple d’autres personnes écrivirent à Benjamin Creme que Maitreya était ici à Albuquerque, etc. 

Je crois qu’Elaine fut même l’une des premières personnes à introduire Benjamin Creme aux États-Unis (selon ce qu’elle nous a dit). Elle était près des gens de son entourage. Elle emporta THOTH en Californie et le présenta au Centre Tara. Ils furent grossiers avec elle. Elle en fut très chagrinée.

Nous nous rendîmes donc au Planetary Initiatives pour y faire une présentation. C’était la première fois que Maitreya s’adressait personnellement au monde. Darlene et Dottie furent donc les premières personnes qui rencontrèrent Maitreya dans le monde extérieur. 

Puis Maitreya se rendit chez Jean Hudon et y demeura tout un mois. C’est là qu’il écrivit The Light (La Lumière) pour accompagner The Map, The Master Plan For Planet Earth (Le Plan, Le Maître Plan pour la planète Terre) qui furent reliés en une brochure unique, The Plan (Le Plan).

C’est suite aux remarques de Jean à Maitreya disant qu’il n’avait que The Map, The Master Plan For Planet Earth (Le Plan, Le Maître Plan pour la planète Terre) qui ne contenait pas beaucoup d’aspects spirituels de la Mission que Maitreya dit : « OK, je vais l’écrire pour toi. ». Maitreya écrivit The Light (La Lumière) en un après-midi, en une couple d’heures. Il le dactylographia, l’assembla et le publia en trois jours.

Maintenant, comme vous le savez, presque tout a été révélé et est prêt. Maintenant nous devons « appeler ceux qui sont convoqués à la noce ». Il est maintenant temps d’inviter les autres à nous rejoindre et à leur faire voir la vérité que nous avons ici. Nous devons partager cette connaissance avec ceux qui se sont préparés à entrer dans le Royaume des Cieux, comme l’explique le Greatest Sign

Notre devoir est de proclamer cette vérité haut et fort, de répandre la bonne nouvelle de l’espoir et de l’unité, d’enseigner quel est le Plan de la création et le but de la vie et enfin de tout sacrifier dans cette voie. Quand tous viendront, alors le Royaume des Cieux sur terre sera établi et le Plan de Dieu sera accompli sur la terre comme il l’est dans les cieux. 

Amen (omsmall.gif (884 bytes))